L’agenda de Mgr Aillet
Journées Mondiales de la Jeunesse 2011
Retour sur événements
Evènements à venir
En vrac

Le message de l’Evêque
Visites Pastorales
Textes de référence
Documents divers

Pélerinages diocésains
Formations diocésaines
Catéchèse
Histoire du Diocèse
Dossiers
Publications diocésaines

Cartes du diocèse
Horaires de Messes
Des adresses utiles
Don à Eglise

Plan du site
Liens Internet du diocèse

 

 

 
 

Le Pape, l’Afrique et le sida

Ce que disent le Pape, des cardinaux et évêques africains et le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré au sujet du Sida.

 
         
 

Pour se faire une juste idée des propos du Saint Père et de la distance qu’il y a entre ses mots et ce qui a été retenu par les médias, voici la question réelle du journaliste et la réponse du pape (cf. zenit.org)

Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l’Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l’Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n’étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?

Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant’Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu’on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires.

Si on n’y met pas l’âme, si on n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l’un avec l’autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l’homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d’épreuve. Il me semble que c’est la juste réponse, et c’est ce que fait l’Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.



Alors que la tentation est de parler en lieu et place de l’Afrique avec nos œillères occidentales, laissons la parole à différents évêques d’Afrique :

Interrogé par la chaîne KTO et l’agence I.Média, le cardinal archevêque de Dakar, Mgr Théodore-Adrien Sarr, a martelé :

« Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir. Dans des pays comme les nôtres, l’abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues. Avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida ». « Nous ne pouvons pas promouvoir l’utilisation du préservatif, a-t-il poursuivi, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d’aider nos populations à se prémunir du sida : l’abstinence et la fidélité ».

Dans le même sens, Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, a dénoncé

« le glissement de pensée » de l’Occident et son « hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable ». « Ce n’est pas le préservatif, a-t-il soutenu, qui va diminuer le nombre d’infections du sida, mais certainement une discipline que chacun doit s’imposer pour pouvoir changer d’attitude, une attitude qui va l’aider à échapper à un hédonisme qu’il ne peut plus contrôler ».

Pour sa part, l’archevêque de Kinshasa (RDC), Mgr Laurent Monsengwo, a expliqué que le préservatif « aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n’en est pas toujours une ».



L’hebdomadaire Famille Chrétiene a réalisé un entretien avec le Président du Burkina Faso Blaise Compaoré. L’audace de cet homme d’Etat concernant les questions de morale interpelle vivement ; elle surprend par la franchise de propos que l’on aimerait bien entendre en France ! Entretien.

Vous présidez personnellement le Comité national de lutte contre le sida. Pourquoi ?

C’est un engagement moral quand on est responsable d’une communauté de 12 millions de personnes. En Afrique de l’Ouest, le sida menace la vie de millions d’hommes et de femmes. Son impact sur la société est considérable. Le chef de l’Etat doit être à l’avant-garde. Le Burkina a développé un cadre stratégique classique avec les éléments clés de la lutte contre le sida : la prévention, le suivi épidémiologique, et la prise en charge des malades. Nous commençons à enregistrer des résultats - le taux de prévalence est passé de 7 % en 1997 à 4 % en 2003.

Les malades peuvent-ils accéder aux antirétroviraux (ARV) aussi facilement qu’en Europe ?

Nous avons enregistré des efforts incontestables de la part des laboratoires. Les traitements antirétroviraux (ARV) sont vingt fois moins cher qu’au début. Mais les prix restent élevés pour les populations subsahariennes. Mettre les ARV à la disposition des malades ne suffit pas, il faut veiller à former le personnel de santé.

Quel est votre degré d’indépendance face à des organismes comme l’Onu-sida ou l’Organisation mondiale de la santé ?

Notre faiblesse, au Burkina, c’est le manque de moyens. Mais les partenaires qui disposent du financement ont compris que les programmes ne devaient pas tomber du ciel. Si tel n’était pas le cas, nous serions incapables de mettre en œuvre un programme stratégique de lutte contre le sida.

Face aux organismes internationaux, il faut savoir résister. On peut nous conseiller, mais pas faire à notre place. En matière de santé, je pense que le prêt-à-porter ne marche pas. Les Etats aussi exercent sur nous des pressions. Récemment, un journaliste américain m’interrogeait : "Qu’allez-vous faire pour aider les Etats-Unis à lutter contre le terrorisme ?" J’ai répondu : "Que vont faire les Etats-Unis pour soutenir notre lutte contre le sida ?" Le sida est aussi dangereux que le terrorisme !

Comment percevez-vous le récent débat sur le préservatif en Espagne ?

Les Européens n’éprouvent pas le danger du sida de la même manière que nous. Pour les Burkinabés, le danger est immédiat. La pandémie est une réalité visible, elle frappe votre famille, vos amis les plus proches. En Europe, vous avez peut-être le loisir de faire des thèses pour ou contre la morale. Au Burkina, nous n’avons pas le temps.

Vous agissez dans l’urgence ?

Je dirais plutôt que nous n’avons pas de tabous. Nous venons d’expérimenter des OGM dans le pays. Quand un aveugle a perdu un grain de sel, il le cherche partout, quitte à avaler quelques cailloux. Si les OGM nous permettent de multiplier par six notre production, cela vaut la peine de faire un essai. Lorsque les gens vivent dans l’abondance, ils peuvent faire la fine bouche. Pas nous.

Mais les partisans du préservatif estiment rendre un service à l’Afrique...

Il y a souvent un gouffre entre ce que disent les médias et ce qui se passe sur le terrain. En Afrique, nous vivons avec le sida au quotidien. Le débat sur le préservatif, tel que vous le présentez, ne nous concerne pas. Les Français aiment la polémique, c’est leur côté gaulois ! Certains critiquent la position de l’Eglise en prétendant défendre les Africains. Soit. Mais la plupart n’ont jamais mis les pieds chez nous ! Je leur conseille de venir faire un séjour au Burkina. Chez nous, l’imam, le prêtre et le chef coutumier travaillent de concert : tous ont l’ambition d’affronter le même mal. Se focaliser sur le préservatif, c’est passer à côté du problème du sida. En tant que chef de l’Etat, je ne peux pas préconiser un moyen de prévention exclusif aux dépens des autres.

Dans la lutte contre la pandémie, l’Eglise est-elle un partenaire crédible ?

Beaucoup de gens ignorent le travail de l’Eglise en Afrique. En France, l’intelligentsia ne comprend pas cette proximité avec les responsables catholiques. Chez nous, l’Eglise est d’abord synonyme d’écoles et de dispensaires. Le débat sur le sida n’est pas théorique, il est pratique. L’Eglise apporte sa contribution. Si l’abstinence est un moyen de prévention, nous n’allons pas nous en priver ! Le Burkina est une société plurielle. Plusieurs modes de prévention peuvent cohabiter : l’abstinence, la fidélité, et le préservatif.

L’abstinence, est-ce un moyen de prévention vraiment réaliste ?

L’Eglise n’a pas le monopole de l’abstinence ! En tant que chef de l’Etat, j’ai pris des engagements dans ce sens depuis 2002 dans le cadre de la campagne "C’est ma vie". L’objectif était de mettre les gens devant leurs responsabilités. Parmi les engagements proposés, certains faisaient directement appel à l’abstinence : "J’ai décidé de m’abstenir de tout rapport sexuel quand mon mari (ma femme) est absent(e)", et "J’ai décidé de m’abstenir de toute relation sexuelle jusqu’au mariage".

 
     
   
     

Agenda

10 septembre Rentrée du MEJ64 à Beuste
10 septembre "Concerts spirituels - Été 2011" à la Cathédrale de Bayonne
10 septembre « France rime avec espérance », après-midi de réflexion et de détente à Bayonne
11 septembre Mezak Ainhoatik Euskal Telebistan - Messes depuis Aïnhoa sur la Télévision Basque

 

 

Rechercher dans le site